Le jeu vidéo made in China ? Ça rigole plus (et Xbox veut absolument en être)
Longtemps cantonnée au rôle de “géant silencieux”, la Chine du jeu vidéo a décidé que rester dans l’ombre, c’était sympa cinq minutes. Aujourd’hui, elle grimpe les classements comme un joueur tryhard en ranked. Un rapide coup d’œil aux revenus des éditeurs de jeux vidéo en 2025 suffit : deux des cinq plus gros éditeurs mondiaux viennent tout droit de l’Empire du Milieu. Et non, ce n’est pas juste grâce aux skins gacha.
ChinaJoy 2025 : le salon qui met tout le monde d’accord (sauf ceux qui doivent marcher 10 km entre deux halls)
Pendant que certains s’obstinent à croire que la Gamescom ou l’E3 sont les temples du gaming mondial, la réalité est tout autre : le salon ChinaJoy est devenu le plus grand événement jeu vidéo du monde. Oui, oui, devant Cologne. Ambiance néons, mascottes géantes et jeux mobiles à tous les coins de stands. Le tout dans une atmosphère où l’optimisation monétaire est un art millénaire.
Et devinez qui a pris son billet pour Shanghai ? Sarah Bond, la boss de Xbox, et Phil Spencer, le gourou de Microsoft Gaming. Un petit détour par la Chine avant d’aller faire coucou à l’Europe, histoire de montrer que Xbox aime aussi l’Asie — surtout quand il y a des millions de joueurs à séduire.

Objectif séduction : Xbox sort le grand jeu
Accompagnés de Jason Ronald (le mec qui planche sur la prochaine Xbox, probablement capable de faire le café en 4K), notre trio magique n’est pas venu les mains vides. Ils ont testé quelques titres locaux, posé pour les caméras, souri poliment… et surtout, tenté de se faire bien voir par Tencent et Netease, aka les boss du game version chinoise.
Des discussions “très cordiales” selon les observateurs. Traduction : on ne sait pas s’il en sortira quelque chose, mais le photographe a fait un super boulot.

Une opération image à l’américaine
Derrière les manettes et les sourires, il y a bien sûr un objectif : adoucir l’image de Xbox auprès d’un public chinois pas toujours fan des marques américaines. En même temps, difficile de séduire avec une console qu’on peine à trouver dans les magasins locaux, non ?
Mais Phil Spencer a de la ressource. Après avoir réussi à gratter des parts du marché japonais (ce qui, avouons-le, relevait de l’exorcisme marketing), il tente désormais l’infiltration douce en Chine. Pendant ce temps, Sony déroule son « China Hero Project » façon rouleau compresseur, en pariant sur les talents locaux. Une vraie bataille d’influences, avec des manettes à la place des sabres.

la guerre du jeu vidéo passe par Shanghai
Loin des projecteurs occidentaux, la Chine est en train de s’imposer comme une superpuissance du jeu vidéo. Et les gros poissons comme Xbox, Tencent ou Netease le savent très bien. Alors oui, on ne sait pas encore si cette visite servira à quelque chose, mais une chose est sûre : le centre de gravité du gaming mondial glisse doucement vers l’Est.
Reste à voir qui saura danser au rythme du marché chinois… sans se casser une jambe sur une clause de contrat.



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