De la passion à l’aventure : l’histoire de HNB, la boutique pop culture réunionnaise
Deux amis, une passion commune pour la pop culture, et une aventure entrepreneuriale lancée en pleine tempête administrative et financière. Fuse et Daemon, cofondateurs d’HNB, nous racontent comment ils ont transformé un projet un peu fou en une boutique en ligne qui séduit déjà les collectionneurs et amateurs de figurines, mangas, comics et jeux vidéo à La Réunion.

Début de l’aventure
Comment est née l’idée de lancer votre propre boutique en ligne ?
Fuse : Ça s’est fait assez vite. Avec Daemon, on travaillait dans un magasin de mangas, comics et BD franco-belge. Mais la gestion était catastrophique, et on savait que la boutique allait fermer fin 2024. Daemon, qui cherchait déjà une nouvelle voie, a eu le déclic : il avait déjà une première expérience avec NeoAyato et un ami l’a encouragé à retenter l’aventure. Il m’a proposé de le rejoindre, et en mai 2024, on a commencé à concrétiser le projet.
Pourquoi avoir choisi l’univers de la pop culture ?
Daemon : C’était une évidence ! On a grandi avec ça. J’ai connu l’âge d’or des bornes d’arcade, Hokuto No Ken, Goldorak, Rocky, Rambo, Terminator…
Fuse : Moi je suis d’une génération différente : Dragon Ball Z, Fullmetal Alchemist, Inception, Final Fantasy VII et IX, Budokai Tenkaichi, Bioshock, Nier Automata… Bref, la pop culture fait partie de notre ADN.
Qu’est-ce qui vous a poussés à vous lancer ensemble ?
Fuse : On avait déjà travaillé ensemble, donc ça s’est fait naturellement.



Les défis
Quelles ont été vos plus grosses galères au démarrage ?
Fuse : La paperasse, d’abord. Puis le financement. Impossible de prendre un gros crédit, alors on a opté pour un petit emprunt et une croissance lente mais sûre.
Ensuite, les démarches administratives : commencées en mai, finalisées seulement en octobre… On voulait ouvrir fin 2024, mais au final ça n’a été possible qu’en janvier 2025. Même le dossier d’aide pour la création du site a mis un an à arriver !
Enfin, le plus dur a été la trésorerie. Après la fermeture prématurée de notre ancien boulot, on avait prévu de compter sur France Travail, mais là aussi… on a eu de mauvaises surprises.
Est-ce que vous avez douté ?
Fuse : Oui, surtout au début. On se demandait si on arriverait à se faire connaître, à générer assez de ventes. Mais chaque mois on gagne de nouveaux clients, et certains reviennent commander. Ça nous prouve qu’on est sur la bonne voie.
Comment vous répartissez la gestion au quotidien ?
Fuse : Je suis plus en contact avec la clientèle, un peu en mode community manager, et je gère aussi les livraisons en main propre.
Daemon : Moi je suis davantage sur le back-office : paiements fournisseurs, contacts, expéditions Colissimo.
Vous vous souvenez de votre première commande ?
Fuse : Oui ! Une figurine articulée d’Ichigo (McFarlane Toys). Ça nous a montré qu’il y avait un vrai public à La Réunion.


Et vos moments de fierté ?
Daemon : Le lancement du site, la réception de nos premiers arrivages, et surtout les retours positifs des clients, que ce soit en ligne ou lors des salons comme Jap’Anime et Otaku City. Notre plus grande fierté sera le jour où on aura notre boutique physique.



L’aventure humaine
Travailler entre amis, ce n’est pas trop risqué ?
Fuse : Pour l’instant, on ne s’est pas encore entretués ! (rires) Plus sérieusement, on avait déjà travaillé trois ans ensemble, donc on se connaît bien. On partage la même vision et on sait faire des compromis.
Comment créez-vous du lien avec vos clients malgré le format en ligne ?
Fuse : On refuse la barrière vendeur/consommateur. On est avant tout des passionnés qui aiment discuter avec d’autres passionnés. Certains partagent même des photos de leur collection avec nous. Et avec la livraison « VIP » en main propre, il m’arrive de discuter ou de prendre un café avec eux. Bien sûr, on respecte aussi ceux qui préfèrent un échange plus formel.



Et après ?
Quels sont vos projets pour la suite ?
Daemon : Notre priorité, c’est d’avoir un local, sans abandonner la boutique en ligne. On veut aussi proposer le paiement en plusieurs fois sans frais, et continuer à être présents dans des événements comme Pop-Up store.


Un jour, vous imaginez passer du virtuel au physique ?
Fuse : Oui, mais toujours en gardant les deux. L’idée, c’est de combiner le meilleur des deux mondes.
Quel conseil donneriez-vous à deux amis qui veulent se lancer ?
Fuse (rires) : Fuyez, pauvres fous !
Plus sérieusement : avoir un budget solide, ou alors commencer petit avec une gamme précise. Apporter une vraie valeur ajoutée, et surtout avoir une volonté de fer. Les galères vont pleuvoir, mais il faut rester les premiers à croire en son projet. Et accepter ses erreurs pour mieux rebondir. C’est difficile, mais une fois l’objectif atteint, la fierté est immense, à la fois pro et perso.
Une aventure née d’un pari risqué, qui se construit pas à pas grâce à la passion et à la persévérance. Pour Fuse et Daemon, l’histoire de HNB ne fait que commencer.
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