Panini Marvel Anthology : quand coller des autocollants ne suffisait plus !

C’est officiel : Panini ne se contente plus de remplir nos classeurs de stickers Spider-Man. Non, cette fois, l’éditeur italien a décidé de passer à la vitesse supérieure : celle du porte-monnaie en PLS. Place à Marvel Anthology, un set de cartes à collectionner premium qui sent bon le vernis sélectif, les paillettes holographiques et la sueur des collectionneurs.

Parce que visiblement, vendre des albums de stickers à 3 € ne suffisait plus à payer les licences Marvel, Panini entre dans la cour des grands : celle des cartes ultra-luxueuses où chaque booster coûte le prix d’un resto, et où la rareté est une promesse, pas un concept.


Un “artbook à collectionner”… ou un piège à fans ?

Sous le nom Marvel Anthology, Panini balance une collection de 100 cartes de base, toutes redessinées par la crème de la crème artistique : Peach Momoko, David Lafuente, John Romita Jr., Matteo Buffagni, et même Mathieu Bablet (oui, un Français dans le multivers Marvel, cocorico !).
Chaque carte revisite les grands moments de l’histoire Marvel, de la naissance des Quatre Fantastiques à Civil War, en passant par tout ce que Panini peut imprimer sans payer trop de droits supplémentaires.

Mais bien sûr, 100 cartes, c’est trop simple. Chaque illustration aura 12 versions “parallèles”, chacune avec des effets plus bling-bling que la précédente : holographique, sparkle, glitch, mirror… bref, on dirait le menu d’un nightclub de super-héros.


Parce qu’il n’y a jamais trop de versions

Et comme il fallait pousser le vice un peu plus loin, Panini ajoute 42 cartes spéciales :

  • 10 cartes lenticular (tu bouges la carte, ça change d’image, magie !),
  • 10 cartes legacy toutes brillantes,
  • 10 cartes glow in the dark (pour jouer à Pokémon dans le noir, on suppose),
  • et 12 cartes canvas, effet peinture à l’huile pour les amateurs d’art qui aiment quand Iron Man brille sous un spot LED.

Résultat : 142 cartes au total, à chasser dans des boosters Panini qui sentent bon la frustration et le plastique neuf.


Les collectors ultimes : quand Panini joue à Thanos

Mais attention, le sommet du délire, ce sont les Memorabilia Cards. Des objets si précieux qu’ils rendent un Black Lotus presque abordable :

  • des cartes badges, littéralement avec un badge collé dessus,
  • des cartes d’infinité incrustées de fausses pierres,
  • des cartes signées à la main (par les artistes, pas par l’imprimante, promis),
  • et cerise sur le gâteau : une centaine de sketch cards originales dessinées à la main.

Ah, et la pièce maîtresse : une unique carte Black Sketch signée John Romita Jr., avec Doctor Doom dessus. Une seule au monde. Autant dire que vous avez plus de chances de choper un Shiny Mewtwo les yeux bandés.


140 € la box, et une âme vendue à Panini

Bien sûr, tout ça a un prix.
La box Marvel Anthology est affichée à 140 €, exclusivement sur le site de Panini. Dedans, tout le set, les Memorabilia Cards (si les dieux du tirage vous aiment), et la promesse d’un objet “premium à l’américaine”.
Traduction : tu paies cher, mais tu seras fier de dire “j’ai participé à la hype”.

Les précommandes sont déjà ouvertes, et vu le succès des précédentes collections Disney et Astérix, il y a fort à parier que les boîtes s’envoleront plus vite qu’un comics variant signé Stan Lee.


En résumé : le multivers du consumérisme

Panini Marvel Anthology, c’est un peu comme un artbook Marvel passé au shaker NFT : beau, cher, inutile, mais irrésistiblement collector.
Le genre de truc qu’on n’ose pas ouvrir de peur d’abîmer le blister, mais qu’on exhibe fièrement sur une étagère Ikea en se disant : “Regarde, j’ai le glow-in-the-dark Doctor Strange Sparkle Mirror Fireworks Edition.”

Bienvenue dans le futur du collectionnisme : plus de plastique, plus de rareté, et plus de regrets.

Spécialiste autoproclamé de la procrastination constructive, je suis un fan inconditionnel de mangas, de comics, et tout ce qui implique des capes, des super-pouvoirs ou des héros avec des traumatismes non résolus (coucou Batman). Collectionneur compulsif de figurines — surtout si elles ont la forme d'une Batmobile ou portent une cape noire — j’ai transformé mon espace de vie en musée non officiel de Gotham City. Je suis également gameur à mes heures perdues (et il y en a beaucoup), avec un ratio skill/temps passé discutable, mais toujours enthousiaste. Toy photographe à mes heures les plus sérieuses, je mets en scène mes figurines mieux que certains blockbusters ne gèrent leurs CGI. Bref, j’ai 12 ans dans ma tête, mais avec une carte bancaire.

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