Batman #1 et les couvertures alternatives : parce qu’il fallait bien trouver une nouvelle façon de vendre la même BD
Ah, les couvertures de revendeurs (variant covers pour les puristes qui adorent balancer des mots en anglais). Elles avaient disparu comme les jeans taille basse — et pourtant, les voilà de retour, prêtes à envahir les rayons des comic shops américains avec un enthousiasme qu’on n’avait pas spécialement réclamé.



Le concept ? Simple comme un crossover inutile : une boutique de comics commande une couverture exclusive d’un numéro pour faire baver les collectionneurs et, accessoirement, gonfler les prix. Rien de très neuf : en France, le collectif Comic Shops Assemble avait déjà tenté le coup. Mais aux États-Unis, cette pratique avait fini par s’essouffler… avant de renaître de ses cendres comme un reboot de Spider-Man (oui, encore).


Aujourd’hui, le phénomène refait surface façon mutant radioactif : les Teenage Mutant Ninja Turtles, la gamme Absolute, et d’autres licences surfent sur cette tendance. Pour obtenir une couverture exclusive Marvel ou DC, il faut quand même sortir le chéquier : minimum 3 000 exemplaires commandés. Une petite broutille, n’est-ce pas ? Ensuite, libre aux magasins, salons ou créateurs de vendre ces pépites à un prix premium ou de les distribuer pour se faire mousser. Avec, cerise sur le gâteau, le logo de la boutique bien en évidence, histoire que personne n’oublie qui saigne le portefeuille des fans.


Et devinez quoi ? Pour Batman #1, plusieurs comic shops américains ont sauté dans le Bat-train et préparent déjà leurs couvertures alternatives. Parce que franchement, qui n’a pas envie d’une quinzième version de la même BD, juste pour l’image de couverture ?



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