Absolute Batman Ark-M Special #1 : Arkham change encore de visage dans l’univers DC !

Quand on est un phénomène commercial bien huilé, on ne s’arrête jamais vraiment. Absolute Batman, nouvelle coqueluche de DC Comics, continue donc son petit numéro de prestidigitation éditoriale avec une nouvelle déclinaison ponctuelle. Ponctuelle, certes, mais suffisamment insistante pour rappeler qu’un spin-off Catwoman est déjà au chaud dans les cartons. Parce que quand ça marche, autant presser la chauve-souris jusqu’à la dernière goutte.

Dans l’intervalle, DC nous offre une virgule narrative : un numéro spécial pour revenir sur un sujet fondamental, sacré même, dans la mythologie de Gotham l’Asile d’Arkham. Enfin… Arkham, façon Absolute Batman, c’est-à-dire une version où l’asile psychiatrique a été joyeusement remplacé par une base offshore militarisée, quelque part entre le laboratoire de super-vilains et la start-up dystopique financée par un clown psychopathe.

Mais rassurez-vous : tout va bien, c’est cohérent.


Gates of Arkham, ou le retour du gothique sous stéroïdes

Avec Absolute Batman : Ark-M Special #1, Scott Snyder reprend la plume, cette fois accompagné de Frank Tieri au scénario et de Joshua Hixson au dessin. Objectif affiché : réconcilier les deux extrêmes du spectre. D’un côté, l’héritage macabre et lovecraftien de l’asile originel ; de l’autre, le futurisme froid et clinique de l’univers Absolute. En clair : couper la poire en deux, mais avec une hache.

Car oui, avant d’être une base militaire privée financée par le Joker (ce détail n’est jamais anodin), Ark-M était bel et bien un asile psychiatrique traditionnel, fondé par la famille Arkham, bien enraciné dans les grandes traditions dégénérées de Gotham City. Un peu de névrose morbide dans un monde de mutations génétiques et de science sans conscience. Comme quoi, même dans l’univers Absolute, Snyder n’a pas totalement enterré les racines du mythe.


Un numéro spécial pour remplir les zones de gris (et prolonger le plaisir)

Présenté via quelques planches inédites dévoilées avant sa sortie VO, ce numéro spécial promet d’extrapoler joyeusement sur ces nouvelles révélations. Et tant qu’à faire, pourquoi ne pas étoffer encore les origines du Joker moderne ? Après tout, on n’a jamais assez d’explications sur un personnage qui fonctionne très bien sans.

Ce one-shot sert surtout de sas de décompression avant d’attaquer la seconde grande phase de la saga Absolute Batman, après une année entière pensée comme une longue très longue introduction à cette réalité alternative. Il reste donc encore un peu de folie, tapis dans l’ombre des monstres, des laboratoires et des expériences génétiques ratées.

Bonne nouvelle ?
Oui. Clairement. 🦇

Spécialiste autoproclamé de la procrastination constructive, je suis un fan inconditionnel de mangas, de comics, et tout ce qui implique des capes, des super-pouvoirs ou des héros avec des traumatismes non résolus (coucou Batman). Collectionneur compulsif de figurines — surtout si elles ont la forme d'une Batmobile ou portent une cape noire — j’ai transformé mon espace de vie en musée non officiel de Gotham City. Je suis également gameur à mes heures perdues (et il y en a beaucoup), avec un ratio skill/temps passé discutable, mais toujours enthousiaste. Toy photographe à mes heures les plus sérieuses, je mets en scène mes figurines mieux que certains blockbusters ne gèrent leurs CGI. Bref, j’ai 12 ans dans ma tête, mais avec une carte bancaire.

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