Final Boss chez Image Comics : quand le boss final s’offre… un boss masqué de plus !
Chez Image Comics, quand une série commence à peine, on ne dit pas “calme-toi”, on dit “tiens, prends un spin-off”. La toute jeune création de Tyler Kirkham, Final Boss, n’a même pas eu le temps de finir son échauffement qu’elle s’offre déjà une petite virgule éditoriale. Résultat : un numéro bonus consacré à une figure mystérieuse évoquée récemment… la très sobrement nommée Masked Vigilante.
Oui, parce que quand on cherche l’originalité, autant appeler un personnage masqué… Masked. Logique.
Annoncé pour avril chez Image Comics, ce projet prendra la forme d’un spin-off autonome, histoire de creuser les origines de cette justicière de l’ombre. Aux dessins, c’est Leon Govender qui s’y colle, pendant que Kirkham continue de jouer avec sa boîte à jouets rétro pleine de muscles, de vengeance et de syndicat du crime.

Final Boss vs Masked Vigilante : nostalgie, gros poings et clichés assumés
Pour ceux qui auraient raté le train de la hype, Final Boss est une déclaration d’amour un peu bourrine aux fictions des années 80-90, passées dans un shaker rempli de stéroïdes et de pixels arcade.
Le héros, Tommy Brazen, est un descendant de soldat devenu mercenaire et expert en arts martiaux clandestins. Classique. Durant la Seconde Guerre mondiale, son grand-père s’échoue sur une île mystérieuse et met la main sur un artefact magique capable d’offrir différents pouvoirs à son porteur. Parce que tomber sur une clé USB, c’était moins vendeur.
Évidemment, l’objet finit entre les mains du petit-fils, qui décide ensuite d’entrer dans un tournoi underground pour découvrir la vérité sur sa famille. Et comme tout bon tournoi douteux dans un comics Image, il est organisé par un syndicat du crime. Surprenant, n’est-ce pas.
Dans les murmures des gradins, on évoque une tueuse tapie dans l’ombre : la fameuse Masked Vigilante, qui aurait quelques dossiers compromettants sur les organisateurs. Le numéro Final Boss: Masked Vigilante va donc s’arrêter sur cette anti-héroïne, histoire de lui donner plus qu’une silhouette cool et un masque Instagram-compatible.

Une origine tragique ? Quelle audace.
Côté synopsis, Image Comics reste discret. Mais connaissant la mécanique narrative de Tyler Kirkham, on peut déjà jouer au bingo scénaristique :
- famille massacrée ✔
- mafia impliquée ✔
- survivante traumatisée ✔
- entraînement dans l’ombre ✔
- vengeance froide ✔
La totale. Salade, tomate, oignons, supplément rage intérieure.
La Masked Vigilante est probablement la seule rescapée d’un passé détruit par ceux-là mêmes qui organisent le tournoi. Elle grandit, elle rumine, elle revient masquée pour faire payer tout le monde. Ce n’est pas révolutionnaire, mais ce n’est pas non plus ce que la série cherche à être.

Tyler Kirkham assume : du rétro, du violent et du fun
Et au fond, Final Boss ne s’en cache pas. Tyler Kirkham revendique une esthétique Dark Age, des influences arcade façon Mortal Kombat, et un côté défouloir bien gras. Ici, on ne déconstruit pas les codes : on les empile, on les muscle, et on les balance dans une arène clandestine.
Pourquoi changer une formule qui cogne ?
Le spin-off Final Boss: Masked Vigilante #1 promet donc du style, des poses iconiques, des regards sous capuche et quelques mâchoires cassées, le tout enveloppé dans un hommage assumé aux comics US de la grande époque.

Date de sortie et artistes
Sortie prévue : 29 avril 2026
Éditeur : Image Comics
Scénario : Tyler Kirkham
Dessins : Leon Govender
Couvertures : Mario Gully, Govender, Kirkham et David Finch

En résumé
Avec Final Boss: Masked Vigilante, Image Comics continue de capitaliser sur l’énergie rétro de Tyler Kirkham : du comics d’action, du masque, de la vengeance, et un spin-off qui ne cherche pas à réinventer la roue, mais à la faire crisser très fort sur l’asphalte.
Ce n’est pas subtil, ce n’est pas nouveau, mais c’est exactement ce que les fans de Final Boss, de comics US, de tournois clandestins et d’anti-héros masqués viennent chercher.
Et parfois, on n’a pas besoin d’un chef-d’œuvre. Juste d’un bon coup de poing bien dessiné.



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