DC Go! lance son premier crossover Runway to Ruin et annonce plusieurs nouvelles séries !

Depuis quelques années, DC Comics tente avec plus ou moins de discrétion de convaincre le monde que les webtoons représentent l’avenir de la bande dessinée. Pour cela, l’éditeur propose sur sa plateforme numérique DC Universe Infinite une collection baptisée DC Go!, regroupant des séries exclusives pensées pour le format vertical. Certaines ont même eu droit à une édition papier, histoire de rappeler que le bon vieux papier existe toujours.

Et visiblement, l’expérience est loin d’être terminée. Après tout, quand une plateforme possède quelques séries qui fonctionnent, la prochaine étape logique est évidemment de les faire se rencontrer dans un crossover. Parce que chez DC, qu’importe le format, qu’importe le média : le crossover finit toujours par arriver.


Les champions du classement secret

Pour célébrer l’arrivée de l’été 2026, DC a donc décidé de renouveler ce qui semble être ses plus gros succès internes. Internes, parce que les fameux chiffres restent soigneusement enfermés dans la Forteresse de Solitude des statistiques.

Parmi les élus, on retrouve :

  • Jon Kent: This Internship Is My Kryptonite de Sam Camp et Seraji, où le fils de Superman découvre que sauver le monde est finalement moins stressant qu’un stage au Daily Planet.
  • The Magical Mysteries of Shazam! de Steve Orlando et Giopota, qui continue de prouver qu’affronter des monstres magiques reste une activité parfaitement compatible avec une ambiance légère et familiale.
  • Nothing Butt Nightwing de Patrick R. Young et Moy R. Marco, série dont le titre à lui seul résume probablement l’intégralité de sa stratégie marketing.

L’inévitable destin : le crossover

Parce qu’aucune franchise de super-héros ne peut résister éternellement à l’appel du destin, ces trois séries vont fusionner dans le tout premier crossover officiel de DC Go! : Runway to Ruin.

Le projet débutera en octobre 2026 avec un numéro Alpha scénarisé par Patrick R. Young et illustré par Andrew Drilon. Puis, tout au long du mois, les épisodes s’enchaîneront jusqu’au traditionnel numéro Omega. Parce qu’un événement de comics sans Alpha ni Omega serait visiblement contraire aux lois fondamentales de l’univers.

Le plus impressionnant reste sans doute la promesse de l’après-crossover : trois nouvelles séries verront le jour, tandis que deux autres reviendront pour une nouvelle saison. Une stratégie qui rappelle que dans les comics, même les conséquences ont parfois leur propre spin-off.


Les suites des suites

Parmi les projets déjà annoncés, Warriors and a Tween Wonder de Stephanie Williams et Dominic Bustamante prendra la relève de Warriors and a Wee Wonder, preuve qu’il suffit parfois qu’un personnage gagne quelques années pour justifier une nouvelle série.

De son côté, Poison Ivy in Briarwood de CRC Payne et Bailie Rosenlund poursuivra les aventures lancées dans Harley Quinn in Paradise. Car lorsqu’un personnage populaire fonctionne, l’industrie moderne possède une solution simple : continuer.


Les abonnés de DC Universe Infinite pourront donc découvrir tout cela dans les mois à venir, tandis que les lecteurs plus traditionnels attendront probablement l’inévitable édition papier, l’inévitable intégrale, puis l’inévitable réédition anniversaire. Après tout, les cycles de la vie sont immuables… surtout chez les éditeurs de comics.

Spécialiste autoproclamé de la procrastination constructive, je suis un fan inconditionnel de mangas, de comics, et tout ce qui implique des capes, des super-pouvoirs ou des héros avec des traumatismes non résolus (coucou Batman). Collectionneur compulsif de figurines — surtout si elles ont la forme d'une Batmobile ou portent une cape noire — j’ai transformé mon espace de vie en musée non officiel de Gotham City. Je suis également gameur à mes heures perdues (et il y en a beaucoup), avec un ratio skill/temps passé discutable, mais toujours enthousiaste. Toy photographe à mes heures les plus sérieuses, je mets en scène mes figurines mieux que certains blockbusters ne gèrent leurs CGI. Bref, j’ai 12 ans dans ma tête, mais avec une carte bancaire.

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