Rocketeer : The Island IDW Publishing exhume encore une fois son pilote rétro !
Surprise du côté d’IDW Publishing : entre deux comics Tortues Ninja et trois crossovers Godzilla, l’éditeur s’est souvenu que Rocketeer existait. Oui, ce bon vieux justicier rétro à jetpack, relancé une fois par an (ou tous les deux ans, quand quelqu’un se rappelle qu’il traîne dans un tiroir).
Mais cette fois, lisons bien : l’éditeur a décidé de sortir l’artillerie créative « sérieuse ». Incroyable mais vrai.
Au scénario, John Layman (le papa de Chew, l’un des rares comics où manger des choses discutables est un super-pouvoir), et au dessin, Jacob Edgar (The Ones), accompagné des couleurs de K.J. Diaz (Blade). Une équipe suffisamment talentueuse pour qu’on se dise : « Eh, peut-être que Rocketeer va voler plus haut que d’habitude. » Peut-être.
Edgar, d’ailleurs, a bossé récemment sur Plastic Man No More chez DC, la mini-série sympathique que trois personnes ont lue mais que tout le monde prétend avoir vue pour faire genre.



Retour aux Bermudes : Rocketeer réembarque dans un Triangle où tout le monde a disparu sauf les scénaristes
John Layman, lui, connaît déjà très bien les délires de pilotes perdus et de mystères aériens. Sa série Bermuda oui, exactement comme le Triangle des Bermudes, pas besoin d’être Sherlock prouve qu’il adore les récits où les avions disparaissent dans des zones qu’on ne retrouve jamais sur Google Maps.
Rocketeer : The Island, annoncé cette semaine, sent donc très fort la suite spirituelle déguisée.
Thèmes communs ? Avions disparus, légendes d’aviation, mystères géographiques… et une vibe « aventure pulp » tellement assumée qu’elle pourrait faire repousser une moustache rétro à n’importe quel lecteur.
Et cette fois, le fauve du ciel croise ni plus ni moins qu’une icône du monde réel : Amelia Earhart (oui, Earhart, et pas Earthart, mais on ne va pas se priver de l’hommage maladroit).
Pionnière de l’aviation, première femme à traverser l’Atlantique en solo, héroïne nationale… et célèbre disparue dont l’avion n’a jamais été retrouvé. Exactement le genre d’inspiration que les comics adorent récupérer pour fabriquer un pitch « historique mais pas trop ».



Une idée improbable mais héritée de Dave Stevens lui-même
Là où ça devient touchant (et un peu ironique), c’est que Dave Stevens, créateur du Rocketeer, avait apparemment eu l’idée d’une rencontre Rocketeer / Earhart avant de tomber gravement malade.
IDW explique que cette intrigue ou ce qu’il en restait dans un carnet est à l’origine directe de Rocketeer : The Island.
Autrement dit :
IDW a dit « tiens, si on recyclait ce concept génial que Stevens n’a jamais pu finir ? »
Honnêtement ? Bonne idée.


IDW jure fidélité à Dave Stevens (comme d’habitude, mais cette fois ils ont l’air sérieux)
Layman et Edgar ont promis solennellement de respecter l’esprit pulp, l’esthétique rétro et les codes originaux du Rocketeer.
Et pour le coup, on veut bien les croire : IDW n’a jamais vraiment surexploité cette licence, mais elle l’a toujours traitée avec un respect presque religieux.
On peut donc s’attendre à un comics fidèle, élégant, et surtout très Stevens-compatible.
Pas révolutionnaire, mais propre. Ce qui, en 2025, est presque une qualité rare.


Rocketeer : The Island Sortie prévue le 25 février 2026 (notez la date, vous l’oublierez sûrement d’ici là)
Le numéro 1 arrivera le 25 février 2026, avec des couvertures variantes signées :
- Nick Bradshaw (tiens, ça alors, encore lui)
- Sean Murphy
- Elizabeth Beals
Bref : une mini-série Rocketeer qui coche toutes les cases :
du pulp, du mythe aéronautique, un Triangle des Bermudes, un héros en jetpack, une figure historique disparue, et une équipe créative qui pourrait franchement nous donner un des meilleurs comics Rocketeer depuis longtemps.



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